dimanche 8 décembre 2013

Passion. Passionnée. Passionnément. ACTE 2

C’était un vendredi d’Avril : « C’est fini. Je n’y arrive plus. ». La passion s’efface et laisse place à l’amertume.

De l'amertume, découle la tristesse, le choc. Les jours passés à se demander pour qui, pour quoi, pourquoi, pourquoi elle, pourquoi eux. De la tristesse, découle la haine, la rancœur, l'acceptation, puis le pardon. A ce qu'il parait, c'est la logique, c'est comme ça, c'est écrit. C'est les livres qui le disent. C'est les gens, c'est les pseudos règles que tout le monde aime dicter.

Il n'est pas rare qu'un son, qu'un mot, qu'un lieu, la ramène à lui. Avant elle s'en cachait, elle était honteuse, comment pouvait elle encore penser à lui après tout ça. Comment. Alors elle n'a rien dit. Pendant des années, les hommes de passage ont tous été comparés à cet homme là. Ils lui ressemblaient trop, ou pas assez, ou ils n'étaient pas assez comme ci, comme ça. Rien n'allait. Tout la ramenait à lui. Puis un jour, l'acception. Enfin. Mais pas celle que tout le monde attend. L'acceptation de se dire que non, les années passent, le souvenir reste et tout ce qui va avec aussi. Que son cœur bat toujours pour lui, que chaque pore de sa peau le demande. Le courage alors, de prendre son téléphone " Ça va ? tu deviens quoi ? on se boit un café un de ces jours ? "

Une bise furtive, la boule au ventre, après tout ce temps... Un, deux, trois cafés.
Puis la finalité : " Je t'aime encore. J'ai besoin de toi. Et j'ai besoin de savoir si toi aussi. Si oui ou non toi quand tu passes devant la tour Eiffel tu repenses à nous, quand tu vas à la mer tu nous revois, rire, sauter dans les vagues comme des enfants, j'ai besoin de savoir si cette chanson te ramène à moi, à nous. J'ai besoin de savoir si tu as quelqu'un dans ta vie, si tu es heureux, si tu m'as oublié et si tu as tourné la page. J'ai besoin de savoir tout ça."

Il la regarde, la dévisage, il n'a pas besoin de parler, ce regard elle le connait, même après autant de temps écoulé, ce regard ne trompe pas. Elle frémit d'avance, elle a envie de pleurer, de rire, de lui sauter au cou.

Mais elle ne fait rien elle lui dit simplement et calmement:
" Sache que le chemin sera long. Tout n'a pas été rose depuis ton départ. alors on va tout se raconter. ON va se raconter. On a changé. Chut, ne dis rien, je sais. Toi aussi tu as changé. Je ne sais pas si je suis prête à t'entendre me parler de ces femmes qui ont partagé ta vie, ton lit, ton cœur même sans doute. Je ne suis pas prête à affronter le regard des autres. ça va être dur tu sais, tu ne seras pas le bienvenue partout, mais j'y crois. J'y ai toujours cru. Depuis ce soir de Juin jusqu'à maintenant tu n'as cessé de vivre avec moi. Partout où j'ai pu aller ces dernières années, ton souvenir était là, plus ou moins présent je te l'accorde. Certains hommes on même réussi à me faire t'oublier. Réussi à combler ce vide, ce trou béant que tu as laissé en partant comme un lâche. Ils m'ont fait sourire à nouveau, mais ça n'a jamais duré. On ne peut empêcher un cœur d'aimer. Alors, indéniablement, il me ramenait à toi. Quoi ? Oui pardon, je t'écoute .... "


4 commentaires:

  1. Awwww et Awwww et Awww encore. Mais aussi <3 <3
    Commentaire un peu incomprehensible, mais je me retrouve un peu par ici. Et puis c'est bien ecrit, c'est beau. Et je veux savoir la suite :)

    RépondreSupprimer

Je me ferais un plaisir de vous lire les filles