dimanche 15 octobre 2017

La douleur, la souffrance physique

Je crois qu'on ne s'habitue jamais vraiment à la douleur. 

Ça fait 5 ans maintenant que la douleur fait partie de mon quotidien, tantôt à temps partiel, tantôt à temps plein. J'avance avec, du moins j'essaye. Car il est de ces douleurs qui te clouent au sol et te font croire que plus jamais tu n'arriveras à te relever. 

La douleur chez moi, peut s'installer pour de longues semaines, et repartir en une nuit, ou faire de brèves apparitions. Elle n'a pas de planning défini, pas de temps donné. Elle arrive toujours quand il ne faut pas, et finit toujours par repartir (même si je l'oublie souvent ça...).

Et puis, quand elle revient c'est comme si elle n'avait jamais été là, je la vois débarquer et je n'y suis toujours pas habituée. Bien sûr, je souffre au quotidien, mais "ça va", ce ne sont même plus des douleurs, ça fait partie de moi ... Mais les grosses douleurs, jamais je ne m'y habituerais, je le sens, ça débarque sourdement, et je ne peux rien faire, rien du tout. Je suis obligée de laisser arriver la douleur et d'essayer de continuer à vivre avec. 

Je ne vous cache pas que depuis 2 mois et demi maintenant je n'y arrive plus, mais plus du tout. Je perds patience, je ne supporte plus du tout la douleur, je pleure chaque jour terrée au fond de mon lit en demandant à qui voudra bien me répondre quand tout ça va s'arrêter et qu'est ce qu'il faut faire pour que ça s'arrête.

Mais tout ça, les pleurs, les peurs, les angoisses, les heures passées au fond du lit avec des cernes jusqu'aux genoux il n'y a que moi qui le sais, moi et mon entourage très proche. Dès que je mets un pied dehors j'habille mon visage de mon sourire, tant que je le peux, et j'avance. Et je pense que c'est le plus difficile finalement. Sourire, avec le corps complètement torturé, avoir mal, et le moral en miettes, mais sourire, encore, toujours...

Je ne sais finalement pas faire autrement, parfois j'aimerais juste m'écrouler devant mon médecin, mon patron, devant ces gens qui ne comprennent pas ce qui se trame à l'intérieur de moi, juste pour leur révéler que derrière des sourires se cachent des corps meurtris, des âmes en peine.... 

mardi 5 septembre 2017

Je ne t'ai jamais oublié

Le constat est amer. Tu es toujours là. Au fond de mon cœur et de mes tripes. 6 ans, 7 ans peut être je n'ai pas eu le courage de compter, après notre séparation, tu es là.

J'ai mis tellement longtemps, des années, mais j'ai cru, vraiment, j'ai cru être guérie de toi. J'en étais persuadée. J'étais guérie, guérie de tes mots, de tes caresses, de ta douceur qui n'en était rien, de tout ça, de tout ce pour quoi j'étais amoureuse. Ton nom ne me faisait plus autant chavirer, tes histoires ne m’intéressaient plus. Même, même ton coup de fil il y a 2 ans ne m'avait pas intéressé.

Et puis, il y a eu cette vidéo. Je suis tombé dessus "par hasard" et je t'ai reconnu. De suite, malgré le flou, malgré les pixels, même de dos j'ai tout de suite su que c'était toi. Mon cœur s'est remis "à battre" comme avant, immédiatement. En un quart de seconde tout est redevenu comme avant, mon cœur est redevenu aussi lourd, mes yeux aussi embués et ma passion toujours présente.

Je connais tes travers, tes défauts, et je n'ai pas oublié toute la souffrance endurée, pourtant, là, je donnerais cher pour te revoir, te reparler, juste pour me dire que c'est une illusion, que non je ne suis plus amoureuse bordel. Se revoir pour se dire que je reste passionnée et nostalgique de notre histoire peut être mais pas de toi. Non pas de toi. Se revoir pour se déculpabiliser de ressentir ça juste à cause d'une fichue vidéo. 

Aujourd'hui, je vis une belle histoire, avec quelqu'un de bien. Tu ne lui arrives même pas à la cheville, et pourtant, les papillons que j'ai ressentis devant cette vidéo je ne les ai jamais ressentis pour lui. Enfin, différemment.

Il y a autant d'amour que d'histoires. J'ai juste peur, peur de ne plus jamais aimer comme je l'ai fait avec toi, ou peut être peur que ce soit encore toi...


Ps: j'ai envie de tout faire pour te recontacter, pour te dire tout ça. Ma raison et mon corps tant abimé par toute cette souffrance depuis notre séparation me crient de continuer ma vie comme je la mène à présent, mon cœur lui a décidé d'aller au bout des choses...

En vain. 
J'ai mal.



dimanche 8 janvier 2017

Pourquoi je ne blogue plus ?

Il y a quelques jours j'ai relu d'anciens textes, et c'était comme une évidence : j'étais une p***** de battante.
Je le suis toujours, sans doute, mais sincèrement quand l'envie me prends d'écrire je suis beaucoup trop négative et mélancolique. C'est pour ça que je ne suis plus présente ici. 

J'écrivais quand j'étais mal, quand j'étais bien, mais la plupart du temps j'arrivais toujours à ajouter une note de positif. Aujourd'hui je n'y arrive plus ... Donc je n'écris plus.

Ça me manque, vraiment. D'autant plus que du coup j'ai l'impression de régresser, de me dire qu'avant, quand j'étais plus malade j'y arrivais, maintenant que je vais "un peu" mieux, je n'y arrives plus... Paradoxe hein ?! Ma santé va quand même mieux qu'au début de ce blog, pourtant, moi je suis plus négative.

Morale de l'histoire: quand être forte n'est pas une option on l'est. C'est ça en fait, j'étais tellement mal physiquement qu’heureusement que j'étais positive. Maintenant, c'est différent... Et c'est bien dommage...

Je ne vous oublie pas, et vous suit encore de loin, promis.

Gros Bisous